Contenu

   

Situations d’urgence

Il y a situation d’urgence radiologique lorsqu’un événement risque d’entraîner une émission de matières radioactives ou un niveau de radioactivité susceptibles de porter atteinte à la santé publique.

La gestion de ces situations d’urgence repose sur l’implication de divers acteurs ainsi que la mise en œuvre d’une organisation adaptée, tant au niveau local qu’au niveau national.


Le Plan d’Urgence Interne (PUI), établi par l’exploitant d’une INB, a pour objet de ramener l’installation dans un état sûr et de limiter les conséquences de l’accident. Il précise notamment l’organisation et les moyens à mettre en oeuvre sur le site. Le PUI est un document à vocation pratique et directement opérationnelle, définissant les mesures nécessaires pour protéger les travailleurs, la population et l’environnement des conséquences d’un incident ou d’un accident.


Le Plan Particulier d’Intervention (PPI), établi par le préfet, a pour objet de protéger à court terme les populations en cas d’accident sur une INB. Il précise les missions des différents services concernés, les schémas de diffusion de l’alerte et les moyens matériels et humains.


Au niveau local, les seuls intervenants décisionnaires sont l’exploitant de l’INB et le préfet du département, émetteurs respectivement du PUI et du PPI. Les services de secours (sécurité civile, pompiers, SAMU, gendarmerie...) interviennent sur le terrain, sous la responsabilité du préfet. Toutefois, plus proches des populations, les maires et leurs équipes ont un rôle à jouer dans l’accompagnement des mesures de protection décidées par le préfet, et peuvent notamment mettre en place des plans communaux de sauvegarde (PCS).

Au niveau national, les ministères concernés conseillent le préfet sur les mesures à prendre, notamment en lui fournissant des informations visant à apprécier l’état de l’installation, l’importance de l’accident et les évolutions possibles, et mettent à disposition des moyens de renfort matériels et humains. L’Autorité de sûreté nucléaire, avec l’appui technique de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) contrôle les actions de l’exploitant, conseille les autorités et participe à l’information de la population et des médias.

En cas d’accident grave, et à titre préventif, plusieurs mesures peuvent être envisagées par le préfet pour protéger la population :

  • la mise à l’abri et à l’écoute : les personnes doivent rentrer ou rester à l’abri dans les locaux où elles se trouvent et en fermer hermétiquement les ouvertures, et se tenir informées des consignes du préfet via les médias locaux ;
  • la prise de comprimé d’iode stable, sur consigne du préfet : elle vise à protéger la thyroïde des effets de l’iode radioactif qui pourrait être rejeté. La distribution de comprimés d’iode stable est réalisée régulièrement à destination des populations vivant à proximité des INB ;
  • l’évacuation : en cas de menace imminente de rejets radioactifs importants, sur ordre du préfet ;
  • la limitation ou l’interdiction de consommation de denrées alimentaires qui vise à éviter la contamination par ingestion, et concerne les produits frais, le lait de la ferme et l’eau du puits, voire l’eau du robinet.


Des exercices de crise permettent de tester régulièrement le dispositif de gestion des situations d’urgence. Ils impliquent toutes les parties prenantes et permettent d’améliorer la réactivité des équipes sur site et la communication avec la cellule d’urgence et d’expertise hors site, et participent à un enrichissement des plans d’urgence.