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Site CEA de Fontenay-aux-Roses

Informations actualisées au 01/08/2014

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Le site et ses installations

Situation géographique et économique

Implanté au sud des Hauts-de-Seine (92) sur la commune de Fontenay-aux-Roses, le centre CEA de Fontenay-aux-Roses occupe une surface de 10 hectares en zone urbaine. 600 000 personnes résident dans un rayon de 5 km. 931 salariés travaillent in situ. 342 salariés, administrativement rattachés au centre, travaillent sur les communes d’Évry, Paris (hôpital Saint-Louis), Caen, Jouy-en-Josas. Au total 1272 salariés dépendent du centre CEA de Fontenay-aux-Roses. (Effectif 2011)


Activités du site

Berceau du CEA et du nucléaire français, le centre CEA de Fontenay-aux-Roses a accueilli, depuis 1946, une large palette d’activités de R&D (Recherche et Développement) liées au nucléaire, à la recherche biomédicale, à la sécurité et à la robotique. Les installations nucléaires de base (INB) sont sous le régime administratif de « mise à l’arrêt définitif - démantèlement » depuis septembre 2007. Initié dès 1995, le programme d’assainissement des laboratoires et des installations nucléaires, baptisé Aladin en 2008, est co-piloté par deux directions du CEA : la direction de l’énergie nucléaire (DEN) et la direction des sciences du vivant (DSV) à laquelle le centre est rattaché depuis 2005. Les installations nucléaires laissent ainsi la place au développement d’activités situées sur des thématiques telles que la radiobiologie, les neurosciences et les maladies émergentes. Trois instituts de la DSV sont implantés à Fontenay-aux-Roses : l’institut de Radiobiologie Cellulaire et Moléculaire (iRCM) ; l’institut des Maladies Emergentes et des Thérapies Innovantes (iMETI) ; l’Institut d’Imagerie Biomédicale (I2BM), également implanté à Orsay et à Saclay. Avec près de 300 chercheurs, la production scientifique de ces instituts apporte un rayonnement international au centre de Fontenay-aux-Roses.


INB du site

Obtenir des informations sur le cadre législatif et réglementaire des INB

Deux INB en cours de « Mise à l’Arrêt Définitif-Démantèlement »

  • INB procédé 165 qui comprend le bâtiment 18 qui accueillait les activités de recherche et développement (R&D) dans le domaine du retraitement des combustibles nucléaires, des transuraniens, des déchets et de leur caractérisation ainsi que le bâtiment 52-2 (radiométallurgie 2 ou RM2) qui hébergeait les activités de recherche mettant en œuvre des combustibles irradiés à base de plutonium.
  • INB support 166 regroupant les bâtiments :
    • 10, atelier de conditionnement de déchets solides radioactifs.
    • 53, ancienne station de traitement des effluents liquides radioactifs (Stel).
    • 50, l’atelier de traitement des matériels.
    • 95, utilisé pour l’entreposage de sources radioactives en attente d’évacuation.
    • 58, destiné à l’entreposage de décroissance.
    • 91, utilisé pour l’entreposage de fûts de 100 et 200 litres.
    • 54, réaménagé afin d’accueillir l’installation de mesure de fûts de déchets « Sandra B ».
    • 90, utilisé pour l’entreposage de déchets très faiblement actifs (TFA)
    • 26 et 108 annexes aux bâtiments 58 et 53
    • l’aire 109

Ces deux installations sont placées sous l’autorité de contrôle de l’ASN pour la sûreté nucléaire et la radioprotection. Elles font l’objet d’un rapport annuel d’activité spécifique en vertu de l’article 21 de la loi du 13 juin 2006 sur la transparence et la sécurité en matière nucléaire (loi dite « TSN »).

Repères, évolution du site

  • 1946 : installation des premières équipes du CEA dans le fort de Châtillon.
  • 1947 : construction de la première pile atomique française Zoé, alimentée à l’oxyde d’uranium naturel et modérée à l’eau lourde.
  • 1948 : divergence de Zoé.
  • 1953 : construction de l’usine pilote de retraitement du combustible de Zoé : l’usine Pu.
  • 1954 : installation d’équipement de micro métallurgie dans le bâtiment 19.
  • 1957 : Premières expériences de fusion contrôlée sur le réacteur TA 2000.
  • 1958 : constructions de deux piles-piscines : Triton et Minerve (bâtiment 30).
  • 1959-1962 : assainissement et démantèlement de l’usine Pu.
  • 1958-1960 : construction et création du bâtiment 18 de radiochimie (R&D dans le domaine du retraitement des combustibles nucléaires, des transuraniens, des déchets et de leur caractérisation).
  • 1964 : construction du bâtiment 54 pour l’entrepôt de matériels de laboratoires actifs.
  • 1968 : mise en service du laboratoire de radiométallurgie, RM2, dans le bâtiment 52.
  • 1973 : démarrage du tokamak TFR pour l’étude de la fusion contrôlée par confinement magnétique.
  • 1976 : arrêt définitif de Zoé.
  • 1976 : mise à l’arrêt du réacteur Minerve sur le site de Fontenay-aux-Roses.
  • 1977 : transfert du réacteur Minerve au centre d’études nucléaires de Cadarache.
  • 1978 : déclassement de Zoé.
  • 1982 : arrêt du réacteur piscine Triton.
  • 1982-1995 : les recherches nucléaires sont progressivement arrêtées à Fontenay-aux-Roses et transférées vers d’autres sites.
  • 1983 : implantation d’une unité d’étude sur le stockage des déchets nucléaires.
  • 1985 : fin de l’activité de radiométallurgie (bât 52).
  • 1986 : arrêt du tokamak.
  • 1987 : arrivée de l’unité de génie robotique avancée.
  • 1994 : arrêt de la station de traitement des effluents liquides radioactifs.
  • 1995 : arrêt des activités du Bâtiment 18.
  • 1996 - 2005 : assainissement-démantèlement du bâtiment 53, ancienne station de traitement des effluents liquides radioactifs (Stel).
  • 1999 : cessation définitive d’exploitation des installations nucléaires.
  • 2003 à 2005 : assainissement et démantèlement du bâtiment 91, ancien hall d’essai chimie.
  • 2003 : envoi de la demande d’autorisation de mise à l’arrêt définitif, de démantèlement et de modification du périmètre des installations nucléaires auprès de l’ASN.
  • 2004 : inauguration de la plateforme NeuroPrion.
  • 2004 : fin de démantèlement de la piscine Triton.
  • 2005 : implantation d’un plateau technique d’irradiation permettant l’étude des effets des rayonnements ionisants sur le vivant.
  • 2006 : deux décrets publiés au journal officiel décrivent la nouvelle organisation des INB.
  • 2007 : intégration des plateformes de séquençage (Genoscope-CNS) et de génotypage (CNG).
  • 2007 : les installations nucléaires de base (INB) passent sous le régime administratif de « mise à l’arrêt définitif-démantèlement ».
  • 2008 : fin de l’assainissement et du réaménagement du bâtiment 54.
  • 2008 : inauguration de la plateforme MIRCen, le centre d’imagerie préclinique intégré a pour vocation de développer et de valider de nouvelles thérapies contre les maladies neurodégénératives.
  • 2009/2012 : installation et mise en service de la chaîne de mesure de fûts de déchets SANDRA B au Bât. 54.
  • 2012 : début du projet d’infrastrutcure IDMIT destiné aux recherches sur les maladies infectieuses.

Pour en savoir plus sur l’actualité du site


Prévention des risques

Démarche prévention des risques

Obtenir des informations sur la démarche de prévention des risques

Les risques spécifiques au site sont :

  • Risques nucléaires : les INB de Fontenay sont en phase de mise à l’arrêt définitif et démantèlement. La quantité de matières radioactives diminue régulièrement, au fur et à mesure de l’avancement de l’assainissement et du démantèlement des équipements et locaux. Le principal risque dans cette phase est, pour le personnel, la dissémination de matières radioactives et l’exposition aux rayonnements.
  • Risques classiques : à chaque chantier de démantèlement, tous les risques classiques sont examinés, en particulier les risques liés à la manutention et à l’incendie.
  • Risques dus aux agressions externes : le centre de FAR est en zone urbaine. Le survol aérien du site est interdit. La nature des activités industrielles implantées à proximité du site ne présente pas de risques significatifs pour celui-ci.


Organisation

Le site CEA de Fontenay aux Roses est doté d’une organisation qui permet de gérer en permanence les éventuelles situations d’urgence. Des permanences pour motif de sécurité sont mises en place y compris en dehors des heures normales de travail. Des exercices de vérification de l’efficacité de ces dispositifs sont régulièrement menés en interne et en externe en collaboration avec les services de l’Etat.

Situation d’urgence/Information PPI

Obtenir des informations sur les situations d’urgence

L’organisation est définie par le Plan d’Urgence Interne (PUI), applicable à l’intérieur du site et mis en œuvre par la direction d’établissement. La préfecture des Hauts-de-Seine peut décider de mettre en œuvre Plan Particulier d’Intervention (PPI) en cas d’accident présentant des risques ou des conséquences à l’extérieur du site.


Gestion des rejets du site et surveillance de l’environnement

Plan de surveillance Obtenir des informations sur la surveillance de la radioactivité dans l’environnement

La surveillance de l’environnement du site du CEA de Fontenay-aux-Roses est mise en œuvre conformément aux prescriptions fixées par les arrêtés. Cette surveillance concerne la qualité de l’air, des eaux, de la végétation, des sols et des sédiments autour du site du CEA de Fontenay-aux-Roses. Le suivi de la radioactivité de l’air ambiant est réalisé en continu grâce à quatre stations de surveillance implantées autour du site. Le suivi de la radioactivité des eaux (eaux de pluie, eaux de surface, eaux souterraines), des sédiments, des végétaux et des sols est assuré par des prélèvements effectués périodiquement et analysés par des laboratoires du CEA de Fontenay-aux Roses agréés par l’Autorité de Sûreté Nucléaire.

Lien contacts CLI de Fontenay-aux-Roses

Rejets

  • Rejets gazeux

Les rejets gazeux du centre proviennent des ventilations des INB et sont susceptibles de contenir des aérosols et des gaz radioactifs. Les aérosols produits à l’intérieur des installations sont filtrés par deux barrières de filtres THE (Très Haute Efficacité) avant le point de rejet dans l’environnement. Les émissaires sont équipés de dispositifs de mesure de la radioactivité des effluents gazeux. La surveillance des effluents radioactifs gazeux des INB est assurée par des dispositifs de mesure en continu de la radioactivité, placés dans les cheminées, après les filtres THE, dernière barrière de filtration avant rejet dans l’environnement. Ils assurent en temps réel la détermination de l’activité des aérosols bêta et de l’activité des gaz radioactifs. Neuf émissaires sont équipés de moniteurs de contrôle en temps réel de l’activité des aérosols émetteurs bêta, dont cinq contrôlent également les aérosols émetteurs alpha. Les activités rejetées sont très inférieures aux limites fixées par les autorisations.

  • Rejets liquides

Les effluents liquides des laboratoires situés en INB sont susceptibles de contenir des produits radioactifs. Les liquides contenant des substances radioactives sont recueillis dans des cuves dont le contenu est destiné à être évacué vers une filière nucléaire. Les autres effluents liquides des laboratoires du centre sont recueillis dans des cuves d’entreposage. L’autorisation de rejet n’est donnée par le centre qu’après vérification de leur conformité avec la réglementation en vigueur (activité volumique, activité totale rejetée, conformité chimique de l’effluent). Les rejets sont effectués dans les canalisations d’égouts situées autour du centre. Les activités rejetées sont très inférieures aux limites fixées par les autorisations.

Autorisations

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Résultats des mesures, impact des rejets sur l’environnement et les populations

Les résultats des mesures des rejets et de la surveillance environnementale sont synthétisés dans une plaquette publiée annuellement par le centre, la « Lettre environnement du CEA de Fontenay-aux-Roses ».

Lien vers la lettre environnement

Par ailleurs, l’ensemble des données de surveillance environnementale est consultable sur internet, sur le site du réseau national de mesure de la radioactivité dans l’environnement.

Enfin, l’ensemble des ces données, ainsi que les résultats des calculs d’impact sur les populations, sont publiés dans le rapport d’activité spécifique, établi annuellement par le CEA de Fontenay-aux-Roses, en application des articles L. 125-15 et L. 125-16 du code de l’environnement.

Lien vers le rapport sur la sûreté nucléaire et la radioprotection 2013


Evénements liés aux activités du site

Avant la mise en place de l’échelle INES

Les principaux événements concernent des fuites d’effluents liquides radioactifs dans les installations. Ils sont les suivants :

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Evénements classés sur l’échelle INES

Obtenir des informations sur l’échelle INES

Lien vers la liste des avis d’incidents et la liste des lettres de suite / site de l’ASN


Gestion des déchets du site

Obtenir des informations sur la gestion des déchets dans les INB

Lien vers fiche inventaire 2012 ANDRA