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CNPE de Fessenheim

Informations actualisées au 01/08/2014

Le site et ses installations

Situation géographique et économique

La centrale de Fessenheim est située sur la commune de Fessenheim dans le département du Haut-Rhin au bord du Grand Canal d’Alsace, à mi-chemin entre les villes de Colmar et de Mulhouse, et s’étend sur une surface de 100 hectares. Le CNPE de Fessenheim emploie près de 770 salariés EDF et 200 salariés d’entreprises extérieures. En moyenne, il fait appel à 1000 intervenants supplémentaires, pour réaliser les travaux lors de chacun des arrêts pour maintenance des unités.

Activités du site
La centrale nucléaire produit en moyenne 10 milliards de KWh par an, soit environ 2 % de la production d’électricité française d’EDF. Cette production représente l’équivalent de 70% de la consommation d’électricité alsacienne.

INB du site
Obtenir des informations sur le cadre législatif et réglementaire des INB

L’installation de Fessenheim regroupe deux unités de production d’électricité en fonctionnement d’une puissance de 900 mégawatts électriques chacune. Les deux unités de la filière à eau sous pression (REP) sont refroidies par l’eau du Grand Canal d’Alsace. Fessenheim 1 et Fessenheim 2 ont été couplées au réseau électrique en 1977. Ces deux réacteurs constituent l’installation nucléaire de base (INB) n°75.

Repères, évolution du site

  • 1971 - Lancement de la construction
  • 1977 - Mise en service progressive des deux unités
  • 1989 et 1990 - Premières visites décennales des deux unités de production
  • 1999 et 2000 - Deuxièmes visites décennales des deux unités de production
  • 2002 - Remplacement des générateurs de vapeur de l’unité de production n°1
  • 2003 - Obtention de la certification environnementale ISO 14001
  • 2009 - Evaluation internationale OSART pilotée par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique
  • 2009 - Troisième visite décennale de l’unité de production n°1
  • 2011 - Mission de suivi dans le cadre de l’évaluation internationale OSART par les experts de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique
  • 2011 - Troisième visite décennale de l’unité de production n°2
  • 2011 - Avis positif de l’ASN pour la poursuite de l’exploitation de l’unité de production n°1 pour 10 nouvelles années.

Pour en savoir plus sur l’actualité du site

Prévention des risques

Démarche prévention des risques

Obtenir des informations sur la démarche de prévention des risques

  • Risque sismique : La centrale nucléaire de Fessenheim a été construite de manière à résister à un séisme très important, cinq fois plus intense que le séisme le plus fort ressenti dans la région. Il s’agit du séisme de 1356, qui a touché Bâle, en Suisse, estimé à 6,2 sur l’échelle de Richter. Les marges de sécurité sont donc très importantes : aux marges prises à la conception, des marges supplémentaires ont été prises à la construction. Tout au long de l’exploitation de la centrale, ces mesures parasismiques sont améliorées en fonction de l’évolution des méthodes de calcul qui deviennent de plus en plus précises et de la réglementation qui évolue toujours vers plus d’exigences. Le réexamen de sûreté des 3èmes visites décennales a notamment conduit à réaliser des travaux de renforcement sismique sur les 2 unités de production tels que le dégagement de joints inter-bâtiments et des renforcements structurels. conformément à la réglementation en vigueur la plus récente.
  • Risque inondation : Le niveau d’inondation pour lequel le site est dimensionné est adéquat et conforme au référentiel en vigueur. La cote majorée de sécurité (CMS) définie pour le site de Fessenheim a été calculée selon la méthodologie actuellement en vigueur pour les centrales nucléaires françaises. Elle résulte du niveau atteint en cas de crue millénale majorée du Rhin.
  • Risque aérien : La protection des installations nucléaires contre les risques externes liés à l’activité humaine, telles que les chutes d’avion, les actes de malveillance ou de terrorisme, a été prise en compte par les pouvoirs publics et EDF depuis le démarrage des centrales. Quel que soit l’événement initiateur d’un accident (séisme, inondation, chute d’avion, etc.), l’exploitant s’assurera de garantir l’alimentation électrique et le refroidissement de ses installations pour limiter les conséquences de l’accident sur l’environnement et les populations.
  • Risque légionelle : La centrale de Fessenheim n’entraîne pas un développement de légionelles. En effet, elle fonctionne avec un circuit de refroidissement sans aéroréfrigérants.
  • Risque amibe : Le CNPE de Fessenheim n’est pas confronté au risque de prolifération de micro-organismes comme les amibes, qui sont naturellement présentes dans les cours d’eau en amont des installations et transitent par leurs circuits de refroidissement. Les amibes trouvent en effet un terrain de développement favorable dans l’eau des circuits de refroidissement dits “fermés” des centrales, équipées de condenseurs en inox dont la température est comprise entre 25° et 45°C. En effet, la centrale nucléaire de Fessenheim fonctionne avec un circuit de refroidissement dit « ouvert ».


Organisation

Afin de faire face à des situations de crise de sûreté nucléaire ou de sécurité classique, une organisation spécifique est définie. Elle identifie les actions à mener et la responsabilité des acteurs. Validée par l’Autorité de sûreté nucléaire, cette organisation est déterminée par le Plan d’urgence interne (PUI) applicable à l’intérieur du périmètre du site et défini en cohérence avec le Plan particulier d’intervention (PPI) de la préfecture du Haut Rhin. Pour tester l’efficacité du Plan d’Urgence Interne, le CNPE de Fessenheim réalise des exercices de simulation au plan local. Certains exercices impliquent aussi le niveau national d’EDF. D’autres sollicitent aussi l’ASN et la Préfecture.

En permanence, sur une centrale nucléaire, quelle que soit son importance, près d’une centaine de personnes est d’astreinte pour assurer la gestion technique, la mise en œuvre des moyens ou la communication.

Situation d’urgence/Information PPI

Obtenir des informations sur les situations d’urgence

Le Plan d’urgence interne (PUI), est placé sous la responsabilité d’EDF, plus particulièrement du directeur de la centrale. Dans tous les cas, le déclenchement du « PUI » entraîne la mobilisation immédiate des moyens techniques et humains nécessaires pour ramener l’installation dans un état sûr et limiter, au maximum, les conséquences sur les personnes et les biens, sur le site et dans l’environnement. Si le risque de rejets est avéré, le préfet déclenche le Plan particulier d’intervention (PPI) (Lien vers le site de la préfecture du Haut-Rhin). Ce plan permet aux pouvoirs publics, sous la responsabilité du préfet du Haut Rhin, de prendre les mesures nécessaires pour protéger les populations ainsi que l’environnement, mais aussi d’informer en permanence.

Des accords avec les autorités allemandes permettent, en cas d’accident, d’assurer un relais dans l’alerte et la mise en œuvre des actions de protection des populations et de l’environnement.


Gestion des rejets du site et surveillance de l’environnement

Plan de surveillance

Obtenir des informations sur la surveillance de la radioactivité dans l’environnement

Tous les sites nucléaires d’EDF disposent d’un système de management de l’environnement certifié ISO 14001. Leur maîtrise des événements susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement repose sur une application stricte des règles de prévention (bonne gestion des effluents, de leur traitement, de leur entreposage, de leur contrôle avant rejet, etc.) et sur un système complet de surveillance de l’environnement autour des centrales nucléaires. Le programme de surveillance est établi conformément à la réglementation ; il est soumis à l’approbation préalable de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Ce programme fixe, en fonction des rejets autorisés, la nature, les fréquences, la localisation des différents prélèvements réalisés, ainsi que la nature des analyses à faire. Sa stricte application fait l’objet de contrôles programmés ou inopinés de la part de l’ASN qui réalise des expertises indépendantes. Ce dispositif est complété par une étude annuelle radioécologique et hydrobiologique d’impact sur les écosystèmes confiée par EDF à des laboratoires externes qualifiés (IRSN, CEMAGREF, IFREMER, ONEMA, Laboratoires universitaires) avec, tous les 10 ans, une étude radioécologique plus poussée. La grande variété d’analyses, effectuée lors de ces études, permet de connaître plus finement l’impact de nos installations sur l’environnement, témoin de la qualité d’exploitation des centrales.

Lien contacts CLI de Fessenheim

Rejets

Le fonctionnement d’une centrale est contrôlé en permanence par EDF et par les pouvoirs publics, conformément à la réglementation en vigueur :

  • les effluents radioactifs gazeux sont contrôlés avant rejet par la cheminée,
  • les effluents liquides radioactifs et non radioactifs sont contrôlés puis rejetés, par une canalisation spécifique, dans le fleuve ou la mer. Des contrôles de température sont aussi effectués.

Autorisations

  • Rejets liquides
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  • Rejets gazeux
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HCTISN_-_carte_d_identite_Fessenheim_-_Rejets_gazeux

Résultats des mesures, impact des rejets sur l’environnement et les populations

Les résultats des mesures sont synthétisés et disponibles dans les mairies riveraines et sur le site internet des exploitants. Ils sont également consultables sur le site du réseau national de mesure de la radioactivité dans l’environnement.

Un bilan synthétique des rejets est publié chaque année dans le rapport d’activité spécifique au titre des articles L.125-15 et L.125-16 du code de l’environnement.

Lien vers le rapport sur la sûreté nucléaire et la radioprotection 2013

Evénements liés aux activités du site

Evénements classés sur l’échelle INES

Obtenir des informations sur l’échelle INES

L’échelle INES (International Nuclear Event Scale) est déstinée à faciliter la perception par les médias et le public de l’importance des incidents et accidents nucléaires. Elle est appliquée dans une soixantaine de pays depuis 1991. Cette échelle s’applique à tout événement se produisant dans les installations nucléaires de base (INB) civiles, y compris celles classées secrètes, et lors du transport des matières nucléaires. Ces événements sont classés par l’ASN selon 8 niveaux de 0 à 7 selon leur importance. L’application de l’échelle INES aux INB se fond sur trois critères de classement : les conséquences à l’extérieur du site, appréciées en terme de rejets radioactifs pouvant toucher le public et l’environnement ; les conséquences à l’intérieur du site, pouvant toucher les travailleurs, ainsi que l’état des installations ; la dégradation des lignes de défense, en profondeur de l’installation, constituée des barrières successives (systèmes de sûreté, procédures, contrôles techniques ou administratifs, etc.) interposés entre les produits radioactifs et l’environnement.

Lien vers la liste des avis d’incidents et la liste des lettres de suite / site de l’ASN

Lien vers les événements du site

Gestion des déchets du site

Obtenir des informations sur la gestion des déchets dans les INB

Comme toute activité industrielle, la production d’électricité réalisée par EDF sur l’ensemble de son parc de production nucléaire génère des déchets. Certains sont des déchets radioactifs : ils ne sont pas utilisables ultérieurement et ne sont pas traités comme des déchets conventionnels en raison de leur niveau de radioactivité. Conformément à la loi du 28 juin 2006, EDF est responsable du devenir et du traitement de ses combustibles usés ainsi que des déchets radioactifs associés au fonctionnement de ses centrales. EDF veille notamment, en lien avec l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), à ce que leur stockage final se réalise dans les meilleures conditions économiques, environnementales et de sûreté.

Lien vers fiche inventaire 2012 ANDRA