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CNPE du Bugey

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Informations actualisées au 01/08/2014

Le site et ses installations

Situation géographique et économique

Implantée sur la commune de Saint-Vulbas dans l’Ain, la centrale nucléaire du Bugey occupe une superficie de 100 hectares sur la rive droite du Rhône, à 40 km à l’est de Lyon. Elle emploie environ 1250 salariés d’EDF et 425 prestataires permanents et fait appel, pour réaliser les travaux lors des arrêts pour maintenance des unités en fonctionnement, à des intervenants supplémentaires. Selon la nature de l’arrêt, le nombre de ces intervenants varie de 600 à 2000 en période de révision décennale.

Activités du site
La centrale du Bugey a produit 20,94 milliards de kWh en 2011, soit près de 4,5 % de la production française d’EDF. Sa production représente en moyenne chaque année près de 40% de la consommation électrique de la région Rhône-Alpes.

INB du site
Obtenir des informations sur le cadre législatif et réglementaire des INB : à venir.

Les installations nucléaires de base de Bugey sont placées sous la responsabilité d’un directeur, qui s’appuie sur un comité de direction constitué de personnes en charge de la responsabilité des installations.

La centrale du Bugey compte 4 unités de production de 900 MW chacune de la filière Réacteur à Eau Pressurisée (REP). Les unités 2 et 3 (INB n°78), refroidies directement par l’eau du Rhône, ont été mises en service en 1978 ; les unités 4 et 5 (INB n°89), mises en service en 1979, sont quant à elles refroidies par deux tours de refroidissement chacune.

Le site de Bugey abrite aussi une unité de la filière UNGG (réacteur Bugey 1, INB n°45), mise en service en 1972. Cette unité, définitivement arrêtée en mai 1994, est actuellement en cours de déconstruction. Le décret d’autorisation de démantèlement complet du réacteur de Bugey 1 a été publié dans le Journal Officiel en novembre 2008, permettant ainsi la poursuite du programme de déconstruction de Bugey 1 visant à démanteler le réacteur.

Un Magasin Inter Régional (MIR) de stockage de combustible neuf destiné aux réacteurs du parc nucléaire français est également installé sur le site. Le MIR constitue l’installation nucléaire de base n° 102.

Le site du Bugey abrite enfin une installation en cours de construction, l’Installation de Conditionnement et d‘Entreposage des Déchets Activés (ICEDA), INB n° 173 qui a fait l’objet du décret d’autorisation de création n° 2010-402 du 23 avril 2010.

Dans l’attente du site de stockage définitif prévu par la loi du 28 juin 2006, cette installation a pour but de conditionner et d’entreposer des déchets radioactifs, produits dans le cadre :

  • du programme EDF de démantèlement des centrales nucléaires de première génération et de Creys-Malville,
  • de l’exploitation, de la maintenance et d’éventuelles modifications des centrales nucléaires à eau pressurisée.

Le permis de construire, délivré en février 2010, a été annulé en janvier 2012. Dans l’attente d’un permis valide, les travaux ont été suspendus.

Repères, évolution du site

  • 1965 - Mise en chantier de l’unité de production de Bugey 1, réacteur de la filière UNGG (Uranium Naturel Graphite Gaz).
  • 1972 - Mise en service de Bugey 1.
  • 1973 - Mise en chantier des unités REP (Réacteur à Eau Pressurisé) 2 et 3.
  • 1974 - Mise en chantier des unités REP 4 et 5.
  • 1978 - Mise en service des unités REP 2 et 3.
  • 1979 - Mise en service des unités REP 4 et 5.
  • 1989 à 1991 - Première révision décennale des 4 unités REP
  • 1993 - Remplacement des générateurs de vapeur de l’unité de production n°5.
  • 1994 - Arrêt définitif de production de Bugey 1.
  • 2000 à 2002 - Deuxième révision décennale des 4 unités REP (Unité n°2 en 2000, unité n°3 en 2002, unité n°4 et 5 en 2001).
  • 2003 - Certification ISO 14001 dans le domaine de l’environnement.
  • 2005 - Certification OHSAS 18001 dans le domaine de la santé et sécurité au travail.
  • 2007 - Remplacement des générateurs de vapeur de l’unité de production n°4.
  • 2008 - Certification ISO 9001 dans le domaine de la qualité
  • 2008 - Obtention du décret de démantèlement complet de Bugey 1.
  • 2010 - Obtention du permis de construire et du décret d’autorisation de création d’ICEDA.
  • 2010 - Remplacement des générateurs de vapeur des unités de production n°2 et n°3.
  • 2010 à 2013 - Troisième révision décennale des 4 unités REP (Unité n°2 en 2010, unité n°3 en 2013, unité n°4 et 5 en 2011).

Pour en savoir plus sur l’actualité du site

Prévention des risques

Démarche prévention des risques

Obtenir des informations sur la démarche de prévention des risques : à venir.

  • Risque sismique : La région où est implanté le site du Bugey est contrastée d’un point de vue sismique : la Bresse et le seuil de Vienne sont des zones très peu sismiques, les intensités observées par le passé y sont faibles, et les séismes détectés par les observatoires y sont peu nombreux et de faible magnitude. A une douzaine de kilomètres à l’Est du site, se trouvent les premiers plis qui forment la « couverture du Jura », au niveau desquels ont été enregistrés quelques séismes de magnitude proche de 4. Plus à l’Est encore se trouve la zone où eurent lieu plusieurs séismes d’intensité VII à VII-VIII sur l’échelle MSK, dont le séisme de 1822 (Bugey-Chautagne). A la conception puis lors des réexamens périodiques de sûreté, le dimensionnement parasismique de l’installation a recours à des pratiques d’ingénierie robustes qui s’appuient sur des hypothèses et des méthodes pénalisantes qui génèrent des marges. L’installation peut par conséquent faire face à un séisme de magnitude 6 dont l’épicentre serait situé sous un bâtiment réacteur.
  • Risque inondation : La Côte majorée de sécurité (CMS) définie pour le site de Bugey a été calculée selon la méthodologie actuellement en vigueur pour les centrales nucléaires françaises, découlant de la Règle fondamentale de Sûreté (RFS). Les dispositions ont été prises pour que le site ne soit pas inondé en cas de rupture brutale du barrage de Vouglans cumulée à une crue centennale de l’Ain et une crue historique du Rhône.
  • Risque aérien : La protection des installations nucléaires contre les risques externes liés à l’activité humaine, telles que les chutes d’avion, les actes de malveillance ou de terrorisme, a été prise en compte par les pouvoirs publics et EDF depuis le démarrage des centrales. Quel que soit l’événement initiateur d’un accident (séisme, inondation, chute d’avion, etc.), l’exploitant s’assurera de garantir l’alimentation électrique et le refroidissement de ses installations pour limiter les conséquences de l’accident sur l’environnement et les populations.
  • Risque légionelle : Les circuits de refroidissement à aéroréfrigérants des centrales nucléaires entraînent, par conception, un développement de légionelles, comme d’ailleurs tous les circuits de toutes les installations de même type. En effet, les légionelles sont présentes dans l’eau des rivières et la température à l’intérieur des circuits de refroidissement entraîne leur développement. EDF a réalisé beaucoup d’études et apporté des réponses aux questions de l’impact de ces légionelles présentes dans l’eau, donc potentiellement dans le panache qui s’élève autour des sites. La centrale du Bugey respecte les valeurs maximales de concentration en légionelles définies par l’ASN.
  • Risque amibe : La centrale du Bugey peut être confronté au risque de prolifération de micro-organismes comme les amibes, qui sont naturellement présentes dans les cours d’eau en amont des installations et transitent par leurs circuits de refroidissement. Les amibes trouvent en effet un terrain de développement favorable dans l’eau des circuits de refroidissement dits “fermés” des centrales, équipées de condenseurs en inox dont la température est comprise entre 25° et 45°C. Afin d’éviter tout risque pour la santé publique, EDF réalise un traitement biocide de l’eau des circuits de refroidissement des centrales concernées. Ce traitement, à base principalement de monochloramine, garantit une concentration en Naegleria fowleri constamment inférieure au seuil de 100 amibes pathogènes par litre, recommandé par les autorités sanitaires.


Organisation

Afin de faire face à des situations de crise de sûreté nucléaire ou de sécurité classique, une organisation spécifique est définie. Elle identifie les actions à mener et la responsabilité des acteurs. Validée par l’Autorité de sûreté nucléaire, cette organisation est déterminée par le Plan d’urgence interne (PUI) applicable à l’intérieur du périmètre du site et défini en cohérence avec le Plan particulier d’intervention (PPI) de la préfecture de l’Ain. Pour tester l’efficacité du Plan d’Urgence Interne, La centrale du Bugey réalise des exercices de simulation au plan local. Certains exercices impliquent aussi le niveau national d’EDF. D’autres sollicitent aussi l’ASN et la Préfecture.

Le Plan d’Urgence Interne permet de mobiliser rapidement le personnel d’astreinte de la centrale (soit une centaine de personnes) dans un délai inférieur à une heure, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, en complément des équipes de conduite toujours présentes 365 jours par an.

Situation d’urgence/Information PPI

Obtenir des informations sur les situations d’urgence : à venir.

Le Plan d’urgence interne (PUI), est placé sous la responsabilité d’EDF, plus particulièrement du directeur de la centrale. Dans tous les cas, le déclenchement du « PUI » entraîne la mobilisation immédiate des moyens techniques et humains nécessaires pour ramener l’installation dans un état sûr et limiter, au maximum, les conséquences sur les personnes et les biens, sur le site et dans l’environnement. Si le risque de rejets est avéré, le préfet déclenche le Plan particulier d’intervention (PPI) (Lien vers le site de la préfecture de l’Ain). Ce plan permet aux pouvoirs publics, sous la responsabilité du préfet du département concerné, de prendre les mesures nécessaires pour protéger les populations ainsi que l’environnement, mais aussi d’informer en permanence.


Gestion des rejets du site et surveillance de l’environnement

Plan de surveillance

Obtenir des informations sur la surveillance de la radioactivité dans l’environnement : à venir.

Dans ce cadre, tous les sites nucléaires d’EDF disposent d’un système de management de l’environnement certifié ISO 14001. Leur maîtrise des événements susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement repose sur une application stricte des règles de prévention (bonne gestion des effluents, de leur traitement, de leur entreposage, de leur contrôle avant rejet, etc.) et sur un système complet de surveillance de l’environnement autour des centrales nucléaires. Le programme de surveillance est établi conformément à la réglementation ; il est soumis à l’approbation préalable de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Ce programme fixe, en fonction des rejets autorisés, la nature, la fréquence, la localisation des différents prélèvements réalisés, ainsi que la nature des analyses à faire. Sa stricte application fait l’objet de contrôles programmés ou inopinés de la part de l’ASN qui réalise des expertises indépendantes. Ce dispositif est complété par une étude annuelle radioécologique et hydrobiologique d’impact sur les écosystèmes confiée par EDF à des laboratoires externes qualifiés (IRSN, CEMAGREF, IFREMER, ONEMA, Laboratoires universitaires) avec, tous les 10 ans, une étude radioécologique plus poussée. La grande variété d’analyses, effectuée lors de ces études, permet de connaître plus finement l’impact de nos installations sur l’environnement, témoin de la qualité d’exploitation des centrales.

Lien contacts CLI du Bugey

Rejets

Le fonctionnement d’une centrale est contrôlé en permanence par EDF et par les pouvoirs publics, conformément à la réglementation en vigueur :

  • les effluents radioactifs gazeux sont contrôlés avant rejet par la cheminée,
  • les effluents liquides radioactifs et non radioactifs sont contrôlés puis rejetés, par une canalisation spécifique, dans le fleuve ou la mer. Des contrôles de température sont aussi effectués.

Autorisations

  • Rejets liquides

Pour les réacteurs en fonctionnement

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  • Rejets gazeux

Pour les réacteurs en fonctionnement

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Résultats des mesures, impact des rejets sur l’environnement et les populations

Les résultats des mesures sont synthétisés et disponibles dans les mairies riveraines et sur le site internet des exploitants. Ils sont également consultables sur le site du réseau national de mesure de la radioactivité dans l’environnement.

Un bilan synthétique des rejets est publié chaque année dans le rapport d’activité spécifique au titre des articles L.125-15 et L.125-16 du code de l’environnement (ex article 21 de la loi Transparence et sécurité en matière nucléaire - TSN).

Lien vers le rapport d’information sur la sûreté nucléaire et la radioprotection 2013

Evénements liés aux activités du site

Evénements classés sur l’échelle INES

Obtenir des informations sur l’échelle INES : à venir.

L’échelle INES (International Nuclear Event Scale) est destinée à faciliter la perception par les médias et le public de l’importance des incidents et accidents nucléaires. Elle est appliquée dans une soixantaine de pays depuis 1991. Cette échelle s’applique à tout événement se produisant dans les installations nucléaires de base (INB) civiles, y compris celles classées secrètes, et lors du transport des matières nucléaires. Ces événements sont classés par l’ASN selon 8 niveaux de 0 à 7 selon leur importance. L’application de l’échelle INES aux INB se fond sur trois critères de classement : les conséquences à l’extérieur du site, appréciées en terme de rejets radioactifs pouvant toucher le public et l’environnement ; les conséquences à l’intérieur du site, pouvant toucher les travailleurs, ainsi que l’état des installations ; la dégradation des lignes de défense, en profondeur de l’installation, constituée des barrières successives (systèmes de sûreté, procédures, contrôles techniques ou administratifs, etc.) interposés entre les produits radioactifs et l’environnement.

Lien vers la liste des avis d’incidents et la liste des lettres de suite / site de l’ASN

Lien vers les événements du site

Gestion des déchets du site

Obtenir des informations sur la gestion des déchets des INB : à venir.

Comme toute activité industrielle, la production d’électricité réalisée par EDF sur l’ensemble de son parc de production nucléaire génère des déchets. Certains sont des déchets radioactifs : ils ne sont pas utilisables ultérieurement et ne sont pas traités comme des déchets conventionnels en raison de leur niveau de radioactivité. Conformément à la loi du 28 juin 2006, EDF est responsable du devenir et du traitement de ses combustibles usés ainsi que des déchets radioactifs associés au fonctionnement de ses centrales. EDF veille notamment, en lien avec l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), à ce que leur stockage final se réalise dans les meilleures conditions économiques, environnementales et de sûreté.

Lien vers fiche inventaire 2012 ANDRA

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